Pour un monde sans torture ni peine de mort !
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Actualités de l'ACAT
La lettre de l’ACAT décembre 2019 : Avent

Chers adhérents,

Nous serons concis et ainsi, peut-être, entendus, et nous approcherons de la sorte des " buts recherchés".

L’Avent, c’est "l’attente dans l’espérance et dans la vigilance". Plus que jamais, nous vous appelons à vous tenir concrètement à nos côtés au cœur de l’ACAT, en nous envoyant par exemple vos réactions, témoignages et textes, ou vos propositions d’actions, qui serviront à enrichir, entre autres, notre ACAT -Info.

Vous êtes l’ACAT Belgique, qui doit retrouver son souffle premier !

Les appels ce mois-ci visent la répression exercée par un gouvernement central tout-puissant sur la périphérie troublée de œkoumène chinois.

Mais, nous, allons ensemble, et portons notre message -qui est le Sien- aux extrémités de la terre.

Beau Temps de l’Avent à tous et toutes !

Cécile Auriol

Conseil d’administration de l’ACAT Belgique

La lettre de l’ACAT Édition Spéciale 20 novembre 2019

30è anniversaire de la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant (CIDE)

Chers adhérents,

Le 20 novembre 1989, la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) était signée à l’ONU par 195 États. Aucun autre traité international relatif aux Droits de l’Homme n’avait jamais suscité un tel consensus de la part des États. Actuellement, seuls les États-Unis n’ont pas ratifié la Convention. La Somalie, le Soudan du Sud et la Palestine en sont les derniers signataires en date.

À la croisée des chemins entre son passé glorieux et son avenir potentiel, c’est à nous qu’il appartient clairement de renouveler notre engagement à son égard. Or si le droit de chaque enfant à vivre dans des conditions décentes, à accéder à la santé, à l’éducation, sans oublier le droit à être protégé de toutes les formes de violences, le core business de notre action, se sont imposés dans nos sociétés, la notion de l’intérêt supérieur de l’enfant, demandée par la Convention, reste aujourd’hui, méconnue et incomprise dans nombre de pays. De fait, elle sera souvent utilisée comme un étendard sans relation avec la réalité. Surtout la violence (à leur égard, et quelle que soit sa forme) peut résulter de carences des institutions ne répondant pas ou couvrant insuffisamment les besoins de l’enfant. En outre, beaucoup sont ballottés d’un lieu l’autre, au gré de décisions auxquelles ils ne comprennent trop souvent pas grand chose. Du moins, un grand nombre éprouve ce sentiment. Or leur droit d’expression, et celui de participer aux choix qui les concernent, sont garantis par la CIDE (relire les articles 9 et 12). Partout dans le monde ils devraient être entendus, et ne pas être trimballés, sans leur accord, de foyers en foyers, d’écoles en écoles, voire de pays en pays, ou d’armées en armées.

Il y a plus de 2000 ans se jouait la scène de la Présentation au Temple de Jérusalem, centre de la vie religieuse en Israël. Si les responsables religieux d’alors n’ont pas accueilli Jésus, un "juste" (Siméon) et la prophétesse Anne vont à sa rencontre et reconnaissent en lui le Messie. Nous sommes invités à être "juste" en suivant Siméon, et à l’instar d’Anne, à prier et à garder le Temple. Jésus est le Messie, non par la puissance, mais parce–qu’il sert la société de son temps et le monde. Ainsi l’Église commencera à Jérusalem d’où les chrétiens partiront porter l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre. Et bien, on peut tout à fait imaginer cette scène transposée en 2020, où nos enfants avec leurs « satanés » smartphones et autres media high tech abstrus, porteraient concrètement le message de l’Évangile, à commencer celui des droits de l’Homme, aux quatre coins du monde.

Nous profitons de cette édition spéciale de notre lettre pour vous appeler à vous engager, vous aussi, davantage à nos côtés au cœur de l’ACAT, en nous envoyant par exemple vos réactions, témoignages et textes, ou vos propositions d’actions, qui serviront à enrichir notamment notre ACAT-Info.

Vous, qui lisez ces lignes, vous êtes l’ACAT Belgique, qui ne doit pas mourir mais retrouver son souffle premier !

Ah j’oubliais presque : un merci particulier notamment à François – réseau Sos Peine de mort-, Christian, Florent, Paul, Bénédicte et Térèse–Marie, Oli et Christophe pour leurs généreuses contributions.

En attendant, cap sur le Soudan du sud dont nous exhortons les autorités à assurer la protection effective des enfants contre les violations très graves subsistant à leur encontre !

Belle semaine

Cécile Auriol

Conseil d’administration de l’ACAT Belgique

Les Journées Nationales de la Prison 2019...

Les Journées Nationales de la Prison 2019 auront lieu du 23 au 30 novembre. Le thème de cette année est « Justice, Prison : Sortir du cercle vicieux ».

La lettre de l’ACAT – actualités, action et prière Novembre 2019

Chers adhérents et sympathisants,

Dans le premier Appel, il ne s’agit pas de prendre position pour ou contre l’homosexualité, pour ou contre les LGTB - ou les prétendues menées obscures de leurs mouvements-, mais bien de s’opposer ensemble et de toutes nos forces à la Peine de mort, qui risque de bientôt frapper les personnes homosexuelles en Ouganda. Et de déclencher des persécutions à leur encontre . Cependant, cette intervention peut en déranger certains, friser pour eux l’apostasie. Aussi vous recevrez dans les meilleurs délais un appel ( davantage fédérateur, moins compromettant pour certains) dans un second volet de la lettre de l’ACAT.

Le mois de novembre est dédié dans notre Royaume de Belgique aux prisons et aux détenus. A l’initiative d’un groupement pluraliste d’associations et d’organisations, les Journées Nationales de la Prison (JNP) informent et stimulent la discussion autour de la situation carcérale en Belgique. Pour cette 6ème édition, les JNP posent la question « Après la prison, toujours la prison ? ». Alors, rendez-vous le 27 novembre et sur le site (Indications à la rubrique actualités nationales).

La deuxième partie de la lettre sera aussi l’occasion de vous préciser le lieu qui n’est pas encore déterminé de cet événement, ainsi que le nom du film ou documentaire retenu pour notre soirée débat, à laquelle il serait formidable que vous participiez.

Très bientôt : notre ACAT Info dans vos boites aux lettres !
Fraternellement,
Unis dans la prière ! Belle fête de la Toussaint

Cécile Auriol, au nom du conseil d’administration de l’ACAT

La lettre de l’ACAT actualités, action et prière Octobre 2019

Chers amis,

En 2019 la Journée contre la Peine de mort du 10 octobre va scruter la famille et les enfants du condamné à mort. Elle tire ainsi son chapeau à la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), qui célébrera son 30è anniversaire le 20 novembre prochain.

Vous pouvez consulter ici le matériel de campagne fourni par la Coalition mondiale et nous informer de vos initiatives qu’inspirerait cette lecture.

Pour cette Journée de mobilisation contre la peine de mort, l’ACAT-Suisse a créé une courte vidéo, basée sur les informations de la Coalition mondiale et dont nous avons l’honneur de vous proposer le lien (en français et en allemand sur YouTube). Il va sans dire que vous pouvez partager cette vidéo sur vos réseaux sociaux, sur votre site web etc.!

Comme toujours, vous pouvez nous contacter pour toute proposition d’Action ou toute autre question.

Au nom du conseil d’administration, je vous souhaite un beau début d’automne.

Cécile Auriol,
Administratrice ACAT Belgique

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Appel urgent (Janvier 2019) - IRAN

8 derviches

Huit personnes de la minorité religieuse derviche Gonabadi, sont détenues au secret depuis environ quatre mois à la prison de Fashafouyeh, près de Téhéran.

« Il ne brisera point le roseau cassé, Et il n’éteindra point la mèche qui brûle encore ; Il annoncera la justice selon la vérité. « 

Ésaïe 42:3

Word - 29.6 ko

Ecrire avant le 09-02-19

Leurs familles ne reçoivent aucune nouvelle officielle d’elles depuis fin août 2018.
Tous avaient été arrêtés le 20 février dernier à Téhéran alors que la police et des Basij (miliciens volontaires) perquisitionnaient la maison du Dr Noor Ali Tabandeh, leur guide spirituel (Qutb). Les huit accusés ont tous été condamnés par le Tribunal révolutionnaire de Téhéran à de lourdes peines de prison ou à la flagellation. Après cela on leur impose soit l’exil, soit l’interdiction de quitter le pays.
Le 29 août 2018, ces huit derviches ont organisé un sit-in de protestation contre les conditions de détention inhumaines. Ils exigeaient aussi la libération des femmes soufies détenues, elles, à la prison de Gharchak. Des gardiens ont alors pris d’assaut leur cellule à l’unité 3 de Fashafouyeh. Durant l’assaut, deux derviches auraient été blessés. Tout dernièrement, les huit détenus ont été transférés dans une unité de sécurité et un contact téléphonique a été établi avec leur famille.
Cependant, leurs conditions de détention restent inquiétantes. D’autres derviches emprisonnés ont entamé une grève de la faim pour protester contre ces détentions. Ils ont fait savoir au directeur du Grand pénitencier de Téhéran que, tant qu’il ne rencontrerait pas les huit derviches, cette grève de la faim se poursuivrait.

Liste à la Prévert : version épouvante

La situation des droits humains s’est dégradée en Iran, estime le commissaire onusien Michael Forst, dans son rapport de décembre 2018. Depuis un an des manifestations ont balayé l’Iran, pour protester contre la pauvreté, la corruption et la répression. Au moins 25 morts en juin 2018 . Pourtant l’État continue à infliger de lourdes peines à tout opposant.
Violations des droits des enfants et des femmes (mariages forcés, hijab obligatoire ; discriminations en matière d’emploi fondées sur le sexe), persécutions des dirigeants syndicaux, destructions de l’environnement et peines de mort, voilà le terrain angoissant sur lequel la dissidence- journalistes blogueurs et défenseurs des droits humains- sont tenus d’opérer. Le gouvernement iranien- l’un des plus répressifs au monde- leur répond avec violence. Il impose des sanctions souvent illégales telles l’enfermement prolongé en isolement cellulaire, sans inculpation ni assistance. Les prévenus sont soumis à des pressions et leurs proches subissent des menaces (leurs enfants sont harcelés). Ils sont soumis à la torture physique ou « blanche ». Pour toute libération provisoire, on leur impose des conditions exorbitantes. Souvent appréhendées lors de manifestations violemment dispersées, ces personnes sont détenues dans des conditions épouvantables et condamnées arbitrairement.
Le système judiciaire iranien tend en effet à légitimer les agissements inacceptables des services de sécurité, plutôt qu’à promouvoir une justice réparatrice. Dès lors, l’Iran considère les défenseurs des droits humains comme une menace pour la sécurité nationale. Ce sont des "terroristes", des "espions", des "suppôts de l‘occident". Défenseurs des droits humains, étudiants qui manifestent, chrétiens qui protestent, Azéris, Kurdes ou Bahaïs : tous se retrouvent dans le collimateur du gouvernement et brimés. (Accès entravé à l’éducation, à des activités commerciales, interdiction de voyage ou menaces d’exécution).Il arrive aussi que des défenseurs des droits de l’homme meurent en prison dans des circonstances obscures.
En juin 2018, l’Iran aurait radié 20 avocats des droits de l’homme pour des affaires « touchant la sécurité nationale ». Maitre Nasrin Sotoudeh a commencé à purger une peine de cinq ans. En septembre, trois éminents avocats ont été arrêtés. Parmi eux, Payam Derafshan, chargé de l’affaire Kavous, et Seyed-Emami, universitaire environnementaliste canado-iranien accusé d’espionnage et décédé en garde à vue. Une centaine d’avocats ont publiquement dénoncé la réduction des libertés d’association et syndicale. Travailleurs, membres du personnel hospitalier, enseignants et chauffeurs routiers- notamment- se sont mis en grève, si bien que la vague de répression s’étend désormais forcément aux écoles et usines. Liberté d’expression, médias et réseaux sociaux sont bâillonnés par l’État. Pour avoir négligé des procédures administratives compliquées, et pour son Prix international des droits de l’homme en2009, Abdolfattah Soltani purge 13 ans de prison. Son Centre de défense des droits de l’homme est fermé. La santé de « notre condamné », le Pr Djalali, se détériore !

Iran
Régime République islamique
Dirigée par Hassan Rohani
Superficie 1 648 195 km 2
Population 82 021 564 hab.
Capitale Téhéran
Peine de Mort OUI
Torture OUI
Conventions ratifiées L’Iran est partie à cinq traités internationaux fondamentaux dont le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, depuis 1975, mais n’a toujours pas ratifié la Convention sur l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes, la Convention contre la torture et la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées.
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