Pour un monde sans torture ni peine de mort !
Accueil    >    Agir    >    Appels à intervention    >    APPEL URGENT Juillet 2019 : Philippines
Actualités de l'ACAT
La lettre de l’ACAT - Février 2020

Chers adhérents,

Dès aujourd’hui, nous vous proposons notre livret traditionnel de Carême (en PJ), établi sous la direction de Mme Nadine Dawance, mais toujours composé à plusieurs mains. Nous nous permettons de lancer un appel à de "petites mains" - mais touchées par l’Esprit-, qui souhaiteraient participer à son élaboration. Pas besoin d’être des théologiens, il suffit de laisser parler vos cœurs de défenseurs , guidés par son Esprit !

Vous vous souvenez certainement du défenseur copte Ramy Kamel, mis à l’honneur à l’occasion de l’anniversaire de la DUDH (Déclaration universelle des droits de l’homme), et en faveur duquel nos Actions avaient dû être interrompues. Et bien, vous pouvez reprendre vos Appels -voir rubrique Appels Urgents- !

Ci- dessous, viennent nos rubriques habituelles : Appels urgents , Actualités de la FIACAT et nationales et puis nos paroles de Foi.

Bon mois, et gardez-vous bien des frimas et grippes !

Cordialement à tous,

Cécile Auriol

Conseil d’administration de l’ACAT Belgique

Chers adhérents,Noël et les festivités du 1er...

Chers adhérents,

Noël et les festivités du 1er janvier 2020 sont derrière nous à présent. Cependant nous gardons, nous, tapie au fond de nous, cette chaleur merveilleuse ineffable et douce de la venue au monde de Christ. Et avec vous, nous comptons bien continuer de déployer notre Action en faveur de la dignité et des droits des hommes et femmes, chaque fois qu’ils sont bafoués ou menacés.
Conservons donc cette Lumière jamais égalée et laissons- nous guider par le Verbe et sa Parole tout le long de l’Année qui commence.
Ensemble pour des avancées solidaires et fraternelles sur les chemins du Monde,

Excellente année à chacun et chacune d’entre vous et Merci d’être là !

p.o ACAT Belgique
Cécile Auriol, administratrice toujours à votre service

La lettre de l’ACAT 10 décembre 2019 : la DUDH fête 71 ans !

Chers adhérents,
Aujourd’hui nous mettons un défenseur à l’honneur, anniversaire de la DUDH (Déclaration universelle des droits de l’homme) oblige, puisque le combat pour les droits humains est précisément notre raison d’exister .
A côté des défenseurs Germain Rukuki, Tamara Chikunova ou Carole Rackete, sur le destin desquels il nous tiendra à coeur de revenir (mais pour des raisons pratiques, seulement ultérieurement), autant d’hommes et de femmes que nous vous prions de ne pas oublier, nous vous invitons aujourd’hui à joindre votre voix à celle de l’ACAT France et à intervenir pour un défenseur copte engagé, Ramy Kamel, détenu et probablement torturé.
Merci pour Rami
Germain .
Carole et Tamara

Beau Temps de l’Avent à tous et toutes !

Cécile Auriol

Conseil d’administration de l’ACAT Belgique

La lettre de l’ACAT décembre 2019 : Avent

Chers adhérents,

Nous serons concis et ainsi, peut-être, entendus, et nous approcherons de la sorte des " buts recherchés".

L’Avent, c’est "l’attente dans l’espérance et dans la vigilance". Plus que jamais, nous vous appelons à vous tenir concrètement à nos côtés au cœur de l’ACAT, en nous envoyant par exemple vos réactions, témoignages et textes, ou vos propositions d’actions, qui serviront à enrichir, entre autres, notre ACAT -Info.

Vous êtes l’ACAT Belgique, qui doit retrouver son souffle premier !

Les appels ce mois-ci visent la répression exercée par un gouvernement central tout-puissant sur la périphérie troublée de œkoumène chinois.

Mais, nous, allons ensemble, et portons notre message -qui est le Sien- aux extrémités de la terre.

Beau Temps de l’Avent à tous et toutes !

Cécile Auriol

Conseil d’administration de l’ACAT Belgique

La lettre de l’ACAT Édition Spéciale 20 novembre 2019

30è anniversaire de la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant (CIDE)

Chers adhérents,

Le 20 novembre 1989, la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) était signée à l’ONU par 195 États. Aucun autre traité international relatif aux Droits de l’Homme n’avait jamais suscité un tel consensus de la part des États. Actuellement, seuls les États-Unis n’ont pas ratifié la Convention. La Somalie, le Soudan du Sud et la Palestine en sont les derniers signataires en date.

À la croisée des chemins entre son passé glorieux et son avenir potentiel, c’est à nous qu’il appartient clairement de renouveler notre engagement à son égard. Or si le droit de chaque enfant à vivre dans des conditions décentes, à accéder à la santé, à l’éducation, sans oublier le droit à être protégé de toutes les formes de violences, le core business de notre action, se sont imposés dans nos sociétés, la notion de l’intérêt supérieur de l’enfant, demandée par la Convention, reste aujourd’hui, méconnue et incomprise dans nombre de pays. De fait, elle sera souvent utilisée comme un étendard sans relation avec la réalité. Surtout la violence (à leur égard, et quelle que soit sa forme) peut résulter de carences des institutions ne répondant pas ou couvrant insuffisamment les besoins de l’enfant. En outre, beaucoup sont ballottés d’un lieu l’autre, au gré de décisions auxquelles ils ne comprennent trop souvent pas grand chose. Du moins, un grand nombre éprouve ce sentiment. Or leur droit d’expression, et celui de participer aux choix qui les concernent, sont garantis par la CIDE (relire les articles 9 et 12). Partout dans le monde ils devraient être entendus, et ne pas être trimballés, sans leur accord, de foyers en foyers, d’écoles en écoles, voire de pays en pays, ou d’armées en armées.

Il y a plus de 2000 ans se jouait la scène de la Présentation au Temple de Jérusalem, centre de la vie religieuse en Israël. Si les responsables religieux d’alors n’ont pas accueilli Jésus, un "juste" (Siméon) et la prophétesse Anne vont à sa rencontre et reconnaissent en lui le Messie. Nous sommes invités à être "juste" en suivant Siméon, et à l’instar d’Anne, à prier et à garder le Temple. Jésus est le Messie, non par la puissance, mais parce–qu’il sert la société de son temps et le monde. Ainsi l’Église commencera à Jérusalem d’où les chrétiens partiront porter l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre. Et bien, on peut tout à fait imaginer cette scène transposée en 2020, où nos enfants avec leurs « satanés » smartphones et autres media high tech abstrus, porteraient concrètement le message de l’Évangile, à commencer celui des droits de l’Homme, aux quatre coins du monde.

Nous profitons de cette édition spéciale de notre lettre pour vous appeler à vous engager, vous aussi, davantage à nos côtés au cœur de l’ACAT, en nous envoyant par exemple vos réactions, témoignages et textes, ou vos propositions d’actions, qui serviront à enrichir notamment notre ACAT-Info.

Vous, qui lisez ces lignes, vous êtes l’ACAT Belgique, qui ne doit pas mourir mais retrouver son souffle premier !

Ah j’oubliais presque : un merci particulier notamment à François – réseau Sos Peine de mort-, Christian, Florent, Paul, Bénédicte et Térèse–Marie, Oli et Christophe pour leurs généreuses contributions.

En attendant, cap sur le Soudan du sud dont nous exhortons les autorités à assurer la protection effective des enfants contre les violations très graves subsistant à leur encontre !

Belle semaine

Cécile Auriol

Conseil d’administration de l’ACAT Belgique

Sur notre page Facebook
APPEL URGENT Juillet 2019 : Philippines

RÉPRESSION ALARMANTE

La répression des militants des droits de l’homme (responsables d’ONG et des médias, défenseurs de droits fonciers et environnementaux, syndicalistes et avocats) a atteint des proportions alarmantes au cours des derniers mois. Tous font régulièrement l’objet d’accusations inventées de toutes pièces et de longues périodes de gardes à vue arbitraires, ainsi que de menaces et meurtres commis en toute impunité.

« Votre paix ira reposer sur lui » (Lc 10, 1-9)
Word - 14.7 ko

Écrire avant le 09-07-19

La “guerre contre la drogue” acharnée du Président Duterte, la loi martiale imposée à la province de Mindanao et la militarisation de la province de Negros sont accompagnées d’une déferlante d’actes violents à l’encontre des défenseurs.
Depuis l’arrivée au pouvoir du Président Duterte en juin 2016, les défenseurs des droits humains sont les victimes d’une campagne permanente de diffamation, par l’utilisation de fake news, pour empêcher et discréditer leurs activités légitimes. À la veille des élections du 13 mai, le gouvernement a renforcé la répression. Le 26 avril 2019, plusieurs avocats, notamment du syndicat National Union of People’s Lawyers, des journalistes de Rappler, média en ligne connu pour son journalisme d’investigation et ses positions critiques, et des membres du Philippines Center for Investigative Journalism (PCIJ), ont été accusés d’avoir participé à une tentative de renversement de Duterte. Ces attaques publiques auront parfois provoqué la mort de défenseurs. Le 22 avril 2019, Bernardino Patigas, conseiller municipal et avocat des droits humains était tué. En avril 2018, son nom et son portrait, ainsi que ceux de l’avocat Benjamin Ramos (assassiné le 6 novembre 2018) et de 60 autres personnes, apparaissaient sur une affiche les accusant de communisme. Après l’annonce du meurtre de M. Patigas, un SMS de menaces de mort était adressé à Cristina Palabay, Secrétaire Générale de KARAPATAN, ainsi qu’à plusieurs responsables associatifs de la province de Negros, insinuant que les destinataires seraient tués dans l’année qui suivrait. Dans le même temps, Ronald “Bato” dela Rosa, haut responsable de la police et fer de lance des bataillons de Duterte, était intronisé sénateur.
Le nombre d’avocats des droits de l’homme “liquidés » n’a de cesse d’augmenter : on en dénombre 38, depuis juillet 2016 ! Le 24 mai, l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’homme déclarait : “Les défenseurs des droits de l’homme ne sont ni des terroristes, ni des criminels, ni des ennemis de l’État. Nous demandons aux autorités des Philippines de rouvrir un espace pour la société civile, de reconnaître la légitimité des défenseurs des droits de l’homme, et de les protéger au lieu de les diffamer ”.
Des enfants au cœur de l’offensive !
Le dimanche 30 juin, Myka Ulpina, une fillette de 3 ans devenait l’ultime « victime collatérale » de la guerre contre la drogue de Duterte, qui, depuis 3 ans, aurait provoqué la mort de 27 000 personnes (6 600 selon la police). Parmi les victimes, on déplore une centaine d’enfants !
Myka a été victime d’un raid de la police visant son père Renato Dolofrina, dans la province de Rizal (environs de Manille). La police prétend que M. Dolofrina a utilisé sa fille comme bouclier durant l’opération. En juillet 2018 et 2016, deux bambins, Skyler Abatayo et Danica May Garcia, - respectivement 4 et 5 ans- ont péri dans des circonstances assez similaires.
Quelquefois, des enfants seraient même délibérément abattus. Par exemple, des caméras de surveillance ont capté l’arrestation brutale, par les forces de sécurité, de Kian delos Santos (17 ans), dont le cadavre a été retrouvé, peu après, dans un enclos à cochons. Enfin la guerre contre la drogue cause aussi des ravages « par ricochet ». On ne compte plus les enfants qui doivent survivre, en dépit de l’impact (psychologique, économique et social) causé par le meurtre d’un proche, souvent le gagne-pain de la famille. Et puis, aussi, comment se défaire de l’image de ces enfants minuscules et frêles, fillette promise à la prostitution, ou garçonnet en haillons, punis pour des vétilles, et enfermés dans des cages à même la rue ? Comment ignorer, encore, que des enfants meurent toujours de la torture dans les prisons philippines ?
Aujourd’hui l’Islande propose au Conseil de sécurité de l’ONU d’adopter une résolution pour arrêter le carnage.
(ACAT Luxembourg, Preda e.V, OMCT, HRW )

  Imprimer